Zoom sur… Le mystère Olphite

02/02/2015 at 17:02 (Le Mystère Olphite, Zoom sur…)

Je vous l’ai annoncé dans mon précédent article, j’ai décidé de faire régulièrement, sur ce blog, un zoom sur un roman ou une saga, afin peut-être, de les faire découvrir aux lecteurs qui ne les connaîtraient pas encore. C’est une façon de parler de mes histoires, mais aussi de comment et pourquoi je les ai écrites…

Je commence donc cette nouvelle rubrique avec Le mystère Olphite.

Pourquoi celui-là ?

Déjà, parce que c’est le premier roman que j’ai publié chez l’Atalante et ensuite, parce que les derniers évènements qui ont entouré la découverte de la comète Chury grâce à la sonde Rosetta et le robot Philae, m’ont ramenée des années en arrière, quand j’ai écrit ce roman, et vous allez comprendre pourquoi…

Il faut savoir que j’ai commencé à écrire les premières pages de cette histoire dans les années 90. Je ne me souviens plus exactement, mais une chose est sûre, c’est après avoir lu « Les guerriers du silence » de Pierre Bordage – ce n’est pas pour rien qu’il y a des exergues en début de chaque chapitre dans Le mystère Olphite, les connaisseurs comprendront.

Grâce à la trilogie de Pierre Bordage, j’ai découvert de la SF française qui me passionnait et un éditeur français qui publiait de la SF française, L’Atalante. Il y en avait certainement d’autres, mais j’étais jeune et je commençais à peine à découvrir cet univers, autrement qu’en simple consommatrice de romans empruntés à la bibliothèque. Après cette révélation, je n’ai eu qu’une envie : être publiée chez l’Atalante et j’ai écrit Le mystère Olphite avec cet espoir gravé dans un coin de ma tête.

J’ai dû en écrire 60 ou 70 pages et ensuite, j’ai arrêté, parce que la vie en a décidé ainsi : je me suis mariée, j’ai commencé ma vie professionnelle, et puis j’ai eu mon fils en 2000 et tout cela m’a tenue un peu éloignée de l’écriture. Jusqu’à ce que j’écrive Lucille et les dragons sourds et que ce roman soit publié en 2004. Grâce à cette expérience j’ai gagné de la confiance en moi et mes amis, ainsi que ma famille, qui avaient lu les premières pages du mystère Olphite me réclamaient la suite. Alors, je m’y suis remise.

À ce moment-là, je travaillais dans un bureau dans la journée, je rentrais le soir pour m’occuper de mon fils (j’étais fraîchement divorcée alors) et une fois qu’il était au lit, je me mettais à écrire. Cela m’a donc pris des mois, mais ces soirées d’écriture solitaire sont, avec le recul, de belles bulles de rêve et d’évasion. Et puis j’ai envoyé le manuscrit à l’Atalante – par la Poste, tout simplement – avec l’espoir que ça leur plaise.

Je passerais sur les détails qui ont suivi, ce serait trop fastidieux, mais à ma plus grande joie, mon rêve s’est réalisé : Le mystère Olphite est sorti en mai 2008 chez l’Atalante, inaugurant ainsi sa collection jeunesse.

Ce roman occupe une place particulière dans mon cœur : il est la réalisation de mon rêve absolu, une belle victoire. Il est aussi la preuve de ma volonté étalée sur des années : un roman commencé plus de 10 ans plus tôt et qui finissait sur les étagères des librairies.
Je vais être honnête avec vous : ce livre n’est pas un bestseller. Inconnu au bataillon, on ne peut pas dire que mon nom ait attiré les foules, mais c’était un bon début – il a été directement sélectionné au GPI et au prix ado de la ville de Rennes –, un magnifique espoir, le commencement d’une belle aventure avec l’Atalante, et avec d’autres éditeurs, puisqu’il avait attiré l’attention d’un directeur de collection en particulier, Denis Guiot (qui est aujourd’hui directeur de collection chez Syros pour Soon).

Et presque 7 ans après, je continue à porter dans mon cœur cette première histoire, certainement truffée de mes défauts de débutante, mais qui a vu naître le début de ma carrière d’auteur.

Pourquoi est-ce que Rosetta, Philae et la comète Chury m’ont ramenée de la sorte en arrière ? Parce que justement, dans ce roman, j’explore les relations qu’ont les hommes avec l’espace, l’univers et plus particulièrement avec les comètes. Étrange, non ?

Je ne vous dévoilerai pas toute l’histoire, car si vous avez envie de la découvrir, je préfère que vous gardiez la surprise des révélations intacte.

Le roman raconte la fuite de Maor, un jeune homme de presque 18 ans, qui s’échappe une nuit, de son école. Mais pas n’importe laquelle : la plus fameuse école Olphite de France, perchée au sommet du Mont Blanc. Cette fuite pourrait être anecdotique, sauf que c’est la première fois qu’un Olphite s’enfuit d’une école, et que cet élève, Maor, peut devenir le déclencheur d’une série d’évènements que les dirigeants Olphites ne veulent pas voir arriver. C’est pourquoi une équipe de Pisteurs se lance à sa poursuite.

Une course contre la montre commence alors. Maor, confronté à la vie en dehors de l’école dans laquelle il était resté enfermé pendant 10 ans, va découvrir le véritable visage des Olphites, dont il fait pourtant partie. Il va rencontrer Sirius, une jeune fille qui déteste les Olphites, ainsi que le professeur Hermann qui est celui qui a « inventé » les Olphites.

Tous ensemble, ils vont tenter de faire éclater la vérité, et de sauver… le monde, rien que cela.

Comment ai-je eu l’idée de ce roman ? C’est un reportage que j’avais vu à la télé qui parlait du rôle des comètes et astéroïdes dans l’histoire de la Terre. La théorie de la panspermie (les comètes écrasées en grand nombre sur notre planète, il y a des milliards d’années de cela, auraient été les vaisseaux naturels des éléments déclencheurs de la vie sur Terre), un vecteur de vie et la théorie de la disparition des dinosaures en raison de la chute d’un énorme astéroïde, un vecteur de mort… Ça a fait « clic » dans ma tête et j’ai commencé à écrire cette histoire.

Il y a quelques mois de cela, j’ai écrit, pour l’Atalante, une nouvelle parue seulement en numérique, qui s’appelle Horizon – et qui n’est plus disponible pour l’instant – et qui se passe 300 ans après Le mystère Olphite. Je raconte, en quelque sorte, les conséquences, des siècles plus tard, de l’aventure de Maor et Sirius. Et cela se passe… sur un astéroïde. Et il y a quelques semaines, Philae nous envoyait les premières images de la surface d’une comète. Évidemment, cela titille mon imagination. Maintenant que ces photos existent, j’ai encore plus envie de repartir sur Horizon ou un autre astre et voyager dans l’espace grâce à eux… Ce n’est pas encore au programme, mais qui sait, si un jour, je ne finirais pas par céder à cette envie…

Quant à la couverture… Certains d’entre vous ont peut-être remarqué qu’il en existe deux. La première faite par le talentueux Gilles Francescano, est celle où l’ont voit un homme allongé sur l’herbe… Elle n’a pas du tout marché, bien qu’elle soit très belle, peut-être parce que, adressée un public jeune, elle était plus inquiétante qu’autre chose (nombreux sont ceux qui ont cru qu’il était mort, alors qu’il regarde les étoiles !). Donc, chez l’Atalante, on a décidé de la changer et c’est ainsi qu’est née la deuxième couverture réalisée par le fabuleux Benjamin Carré. Moins sombre, plus dynamique, elle est aujourd’hui l’image de ce roman.

Le Mystère Olphite

Le Mystère Olphite

Mystere olphite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà pour ces quelques confidences… J’espère que ce petit zoom vous a intéressé, suffisamment en tout cas pour que cette rubrique devienne régulière !

Peut-être vous aura-t-elle donnée envie de découvrir Le mystère Olphite aussi ! Si c’est le cas, je vous souhaite un beau voyage dans les étoiles.🙂

 

 

 

 

2 commentaires

  1. Clémentine said,

    Ça m’a bien donné envie de le redécouvrir…😀

  2. Le cercle de livres said,

    j’ai adoré Horizon, je n’ai plus qu’a acheté le mystere olphite!🙂

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